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Boom Krach Bang Guignol
Guignol milliardaire ? Voilà qui risque de ne pas plaire à Madelon. Quant à Gnafron, il a déjà des problèmes avec les habitants du quartier… Découvrez Boom Krach Bang Guignol en famille pour les vacances de la Toussaint. Rendez-vous dans le bel écrin du Théâtre Guignol de Lyon.
Tu sais, je n’ai jamais fait de photo
On peut s’étonner qu’un lieu généralement consacré à la photographie expose un artiste qui, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas connu comme photographe, lui qui affirmait à qui voulait l’entendre qu’il n’avait jamais fait de photo.L’œuvre de Jacques Villeglé (1926−2022), l’une des plus considérables de l’art de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe, précède le mouvement auquel on l’a généralement rattachée, le nouveau réalisme, et lui survit. Au sein de ce regroupement aussi éphémère qu’incertain, Jacques Villeglé a appartenu, avec Raymond Hains, François Dufrêne, Mimmo Rotella et, quoique d’une autre manière, Gérard Deschamps, à une sorte de sous-groupe qu’on a appelé tantôt les « affichistes », tantôt les « décollagistes ». Les Bretons Hains et Villeglé n’ignoraient pas qu’en arrachant leur première affiche lacérée, Ach Alma Manetro, à Paris en 1949, ils posaient les prémisses d’une œuvre éminemment originale, contestation radicale de la peinture de l’époque, en lointain écho aux readymades de Marcel Duchamp.Rien là cependant qui ait, en apparence du moins, un lien avec la photographie. Pendant plus de cinquante ans, tant qu’il lui fut possible d’accéder aux affiches sur lesquelles maints passants inconnus s’exprimaient par déchirures ou graffitis – rejoignant par leurs gestes l’entité collective qu’il baptisa le « Lacéré Anonyme » –, Villeglé a déplacé des couches d’affiches de différentes tailles de la rue vers l’atelier où elles étaient traitées : recadrées, parfois, et le plus souvent marouflées sur panneau rigide. Se fondant sur une conception inédite de l’œuvre, Villeglé se veut l’amplificateur des échos du monde, échos qui, plus tard, prendront également la forme de lettres retravaillées en symboles que l’artiste nommera ses « alphabets sociopolitiques ». Jusqu’au début des années 1960, dans les affiches, c’est le texte, la typographie et le dessin qui dominent, avant que, pour des raisons d’efficacité communicationnelle mais aussi de gain de temps et donc d’argent, n’apparaissent les photographies. Nous y sommes. Car s’il est une approche, certes paradoxale, mais féconde et assurément inédite, de l’œuvre de Villeglé, c’est bien la photographie. A-t-on remarqué à quel point les affiches, lacérées ou pas, constituent de véritables musées de la photographie en plein air ? Photos de mode, photos publicitaires, photos de stars du showbiz, portraits d’hommes et de femmes politiques, etc. La photographie se trouve dorénavant au cœur même de ces tableaux que l’artiste tire de la rue. Mais le lien entre les affiches lacérées et l’image argentique (à l’époque) va bien au-delà de la seule présence de cette dernière. Un certain nombre de caractéristiques, en fait trois opérations fondamentales, sont communes aux arracheurs d’affiches et aux photographes, quoique dans un ordre d’intervention partiellement différent : regarder, prélever, cadrer, pour les premiers ; regarder, cadrer, prélever, pour les seconds. Enfin, à l’instar de nombreux artistes mais bien plus que la plupart, Jacques Villeglé a été photographié : seul, en compagnie, au travail, en pleine action d’arrachage, etc. Ses photographes ont pour nom Shunk & Kender, André Villers, Jacques Faujour, André Morain, Didier Gicquel, Yves Trémorin, François Poivret, sans oublier sa fille Fabienne et l’ami Raymond Hains, parmi bien d’autres.L’exposition Jacques Villeglé : « Tu sais, je n’ai jamais fait de photo » s’articule à la publication par GwinZegal du livre éponyme de Jean-Marc Huitorel. L’ouvrage, s’il traite avant tout du rapport de Villeglé à la photographie, ouvre à d’autres questions, celle de la place et du rôle de la photographie chez les nouveaux réalistes, par exemple, ou bien encore de l’importance d’artistes comme Brassaï ou Dubuffet dans cette poésie urbaine à laquelle Villeglé a apporté une contribution essentielle et où les écrivains sont très présents. Ainsi l’exposition, comme le livre dont elle procède, se veut à la fois l’étude d’un aspect méconnu de l’œuvre de cet artiste majeur, dont on célèbre cette année le centenaire, et une réflexion sur la nature et les usages de la photographie.
SOISSONS COMEDY CLUB
SOISSONS (Aisne)
le vendredi 6 novembre 2026
Le Soissons Comedy Club, c’est le rendez-vous mensuel du Stand up à Soissons !
Bienvenue aux enfers – Carte UA-Culture
Dans le cadre de la carte UA-Culture, découvrez l’opéra « Bienvenue aux enfers ».
Journées nationales de la réparation
Les Journées nationales de la réparation (JNR), portées par l’association Halte à l’Obsolescence Programmée et Make.org Foundation, reviennent pour une 4e édition. À Lyon c’est 75 événements qui, pendant quatre jours, mettent à l’honneur une grande diversité d’acteurs et d’initiatives.
Concert de release party d’Olosphère & invités
Depuis deux ans, l’UA suit le groupe Olosphère, dont l’un des deux membres, Louis, est étudiant artiste à l’UA. Accompagné par le service UA-Culture, le duo fraternel présentera son album « Vacarme » au Qu4tre le mercredi 16 décembre.
Tim Eitel
Philippe Jousse et toute l’équipe de la galerie Jousse Entreprise ont le plaisir de vous présenter la nouvelle exposition personnelle de Tim Eitel, présentée à la galerie du 17 octobre au 12 décembre 2026.On pourrait voir, dans cette femme concentrée qui s’agenouille et qui dessine, une Parque qui s’affaire. Ce trait qui se dédouble, en train d’être réalisé, pourrait évoquer Pline qui attribue dans son Histoire Naturelle l’origine de la peinture au fait de circonscrire par une ligne l’ombre d’un homme. On pourrait voir dans ce couple qui s’éloigne dans la nuit un Orphée qui ne s’est pas encore retourné, accompagné d’une Eurydice qui n’a pas encore disparu. On pourrait voir dans cette femme assise dans une salle d’attente presque quelconque, si elle n’était cernée de noir, un séjour aux limbes.Dans ces formes mythiques et archétypales, Tim Eitel lie l’art aux destinées humaines, strates qui viennent se superposer au présent que des baskets, un fauteuil ou un téléphone suffisent à invoquer. Importe peut-être moins ce qui va arriver que ce que ces figures ont regardé et gardé du passé et qui semble les hanter. Il joue de cette rémanence grâce à la tempera qui lui permet de faire ressentir des états antérieurs et de laisser visibles certains repentirs.Cette ligne irisée, crépuscule aux doigts de rose, près de ce cercle de lune, est-elle une contamination de coucher de soleil ou un fond de couleur ? Chez Eitel, il n’y a jamais de cadre. Ses toiles se délimitent elles-mêmes : lignes et découpes les divisent et distinguent des moments. Dans ces surfaces, devenues espaces d’expériences, on pourrait voir des négatifs sur lesquels s’impriment des événements, dont il revient au regardeur de proposer les raccords et le montage.Ce que ses pans de murs enregistrent n’est pas qu’un passé mais un temps de latence entre deux images. Celui qui se fait condition de la vision. Le temps que la lumière met à nous parvenir, celui que Goethe mesure lorsqu’il expérimente sur son œil pour étudier les images rémanentes : l’œil n’est pas stable, il réclame des contraires. Ses aplats ne sont plus des murs, ce sont des surfaces et des couleurs exigées, ce que notre cerveau fabrique lorsque l’on est exposé à une couleur et une absence.Ce qui est peint ici est peut-être le travail du spectateur. Voir les toiles de Tim Eitel nécessite une implication, un temps que l’on tente aujourd’hui sans relâche de nous enlever.Cette peinture ne prédit rien : elle montre l’écart entre ce qui a lieu et le moment où nous l’observons. Ce que les Parques prédisent a eu lieu ; les œuvres continuent de l’attendre.Nicolas Marbeau
giovanni bosco
Du 17 octobre au 21 novembre 2026, the bridge consacre une troisième exposition monographique à Giovanni Bosco (1948-2009), figure magistrale de l’art brut sicilien dont peu de travaux circulent désormais. Une douzaine d’œuvres inédites y dévoile le vocabulaire fulgurant – cœurs, robots, homoncules, poésie textuelle – d’un ancien berger devenu, contre l’adversité, l’un des créateurs d’art brut les plus inventifs et les plus authentiques.
à l’intérieur
Dans le cadre du bicentenaire de la photographie, la galerie a donné carte blanche à Marc Donnadieu pour organiser une exposition dans sa galerie principale, sous le signe de l’enfermement.Visite de l’exposition par Marc Donnadieu mardi 20 octobre à 19 h.
DALIDA » DU NIL À LA SEINE »
MAUSSANE LES ALPILLES (Bouches du Rhône)
le samedi 23 janvier 2027
La vie de Dalida 40 ans après sa disparition.Un spectacle mêlant chansons, films, danse et textes
