Déclin et contingence, bases de l’évolution biologique

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Cette communication a été donnée dans le cadre du colloque intitulé « Sciences de la vie, sciences de l’information » qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 17 au 24 septembre 2016, sous la direction de Thierry GAUDIN, Dominique LACROIX, Marie-Christine MAUREL et Jean-Charles POMEROL.

Présentation de l’intervenant

Bernard Dujon est membre de l’Académie des sciences, professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie et à l’Institut Pasteur. Ses principaux travaux de recherche portent sur les génomes et les mécanismes moléculaires de leur dynamique et de leur évolution. Il a découvert, à partir des mitochondries de levures, la première endonucléase intronique, qui ouvrit la voie à l’édition site-spécifique des génomes. Il est également membre de l’Academia Europaea et de l’EMBO.

Résumé de la communication

Les biologistes ont pris l’habitude de penser l’évolution en terme de progrès résultant de la sélection naturelle au sein de lignées verticales dans le temps. Dans ce schéma intellectuel, les organismes vivants, répartis en espèces distinctes faisant barrière à l’échange des gènes, sont supposés tendre en permanence vers l’optimum adaptatif qui correspond à leur mode de vie. Les progrès récents de la génomique éclairent ces questions de façon nouvelle. Aucun génome n’est optimum, tous montrent des traces abondantes d’un passé révolu, dispensables au temps présent mais sources de l’évolution à venir. Des gènes se perdent, d’autres se gagnent par duplications, acquisitions horizontales ou formation de novo.

Conférence proposée par Canal U, plus d’info sur le site de Canal U




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