« Histoire de l’art urbain, récits croisés »

PROGRAMME

9h00 : mot d’accueil de RUN 2022 : Susana Gállego Cuesta, directrice du musée des Beaux-Arts de Nancy, Christian Omodeo, commissaire d’exposition indépendant, fondateur de la librairie Le Grand Jeu (Paris) et Pierre McMahon, chargé des projets ADN – Art dans Nancy

Introduction de la journée de rencontres par Cécile Cloutour, coordinatrice générale de la Fédération de l’Art Urbain, chargée de la conception de la journée

> 9h15-10h : conférence inaugurale : « L‘art urbain et ses pratiques : de quoi parle-t’on ? »

L’« art urbain » est une expression générique qui désigne des pratiques de rue très variées, de la scène graffiti à l’actuel street art. En interrogeant les acteurs de l’art urbain tout en croisant les sources, l’appellation « art urbain » reste floue et controversée car son contenu varie d’une référence à une autre. Cette conférence souhaite questionner les enjeux de ces catégorisations et les liens entretenus avec l’histoire de l’art.

Avec les interventions de :

> 10h30-11h30 : Conférence « Genius Loci : Graffiti »

Cette introduction à une géographie des signatures urbaines à travers les études de cas de Los Angeles, New York, Philadelphie (US), São Paulo (BR), Tijuana et Monterrey (MX) questionnera la notion architecturale de «génie du lieu» appliquée à l’alphabet latin globalisé: la forme calligraphique comme expression contextualisée d’un ici et maintenant. De nos jours, la possibilité d’identification semble être beaucoup plus assurée par l’atmosphère graphique que par l’architecture répétitive des mégalopoles contemporaines. Ce panorama non exhaustif des pratiques de l’écriture du nom dans l’espace public à l’articulation des XXe et XXIe siècles détaillera les stratégies spatiales d’invasion des infrastructures urbaines et l’idée du corps humain en tant qu’outil d’écriture. Plus largement, il s’agira de montrer que ces esthétiques localisées basées sur l’écriture latine participent à l’émergence collective d’une possible identité visuelle de la métropole. Cette présentation abordera in fine la place en Europe du mouvement franco-parisien dans les années 1990 au sein de la globalisation new-yorkaise et la question de sa relative autonomie esthétique.

Intervention de François Chastanet (architecte, designer graphique et dessinateur de caractères, co-fondateur de l’atelier TypoMorpho)

> 11h30-12h30 : Table-ronde : « Graffiti-writing : construire et déconstruire les lettres »

Le graffiti-writing se développe à travers une pratique compétitive de la signature et du lettrage. Les graffiti-writers inscrivent de manière répétée leurs pseudonymes sur des supports variés de la ville, notamment au travers de l’écriture et du dessin de leurs lettrages. Ces recherches formelles autour de l’alphabet, des signes et du trait permettent de perfectionner les effets recherchés et les styles propres. Ce langage plastique s’est ainsi structuré puis a évolué, nourri par des graffiti-writers inventifs, des spécificités locales et des courants stylistiques.
Comment aborder ces évolutions calligraphiques et typographiques ? De quelle manière les artistes se familiarisent-ils avec la lettre et son essence singulière ?

Avec les interventions des artistes :

Modération : Nicolas Gzeley et Cécile Cloutour

> 14h-15h : Conférence : « The Origins in Europe. Punk, Style Writing & Stencil Graffiti after 1980. » (traduction simultanée)

Today, style writing graffiti in US tradition and street art stencils often are perceived as two different things. Street Art, not only, but also in Europe, is often regarded as something that was inspired by and came after US style writing. Europe, however, was no blank canvas before tags and pieces came there. Quite some of the pioneers of Style Writing in France, UK or Germany often started with stencils in a punk tradition. This talk aims to show the early interconnections between punk, style writing and stencils, not only their visual side, but also their role in music in the early 1980ies.

Intervention d’Ulrich Blanché (historien de l’art)

> 15h-16h : Table-ronde : « Le pochoir et la rue »

La technique du pochoir permet de reproduire des images et des formes grâce à une matrice évidée. À la fois familier et méconnu, le pochoir est une pratique artistique utilisée depuis de nombreuses années dans la rue pour interroger la réalité, diffuser des messages et inventer des nouveaux récits urbains. Si son utilisation peut sembler simple de prime abord, les contraintes sont nombreuses et nécessitent un important travail préparatoire et une maîtrise gestuelle de la part des artistes.

Par quels moyens les artistes jouent-ils avec cette technique et ses cadres ? Recherchent-ils la duplication systématique de leurs œuvres ? Comment analyser les résultats plastiques visibles sur les murs des villes ?

Avec les interventions des artistes :

Modération : Christian Omodeo et Cécile Cloutour

> 16h15-17h : « Écrire l’histoire de l’art urbain »

Avec les présentations des travaux de recherches des chercheurs :

Conclusions de la journée : Cécile Cloutour et Christian Omodeo

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