Mahler, Résurrection

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Lorsque Mahler joua la marche funèbre initiale de la Deuxième Symphonie au piano, devant le chef d’orchestre Hans von Bülow, celui-ci se montra si stupéfait qu’il déclara que Tristan et Isolde de Wagner n’était en comparaison «qu’une petite symphonie dans le style de Haydn»… Et ce n’est là que le premier de cinq mouvements placés sous le signe de la démesure. Mahler emploie un orchestre énorme, réclamant «le contingent de cordes le plus large possible». Il ajoute deux voix solistes (ici Miah Persson et Anna Larsson, deux des plus grandes mahlériennes actuelles) et un chœur fourni pour ajouter aux notes le verbe. Dans le quatrième mouvement, «Urlicht» [«La Lumière originelle»], il emprunte un des lieder qu’il a composés d’après les poèmes populaires du recueil Le Cor merveilleux de l’enfant et demande que l’alto le chante «comme un enfant au paradis». Mais dans le finale, apothéose de cette longue ascension, l’effectif est au complet, augmenté même par une fanfare et le tutti de l’orgue à pleine puissance ! Encore plus ? Il y a bien la Huitième Symphonie du même Mahler, dite «des mille» ; mais avec la Deuxième, déjà, on frise le maximum.

Concert Avant-scène le jeudi à 19h et le samedi à 17h.
Les jeunes talents du CNSMD de Lyon vous proposent un prélude musical une heure avant votre concert. Grande salle, entrée et placement libres sur présentation du billet de concert (durée : 20 minutes).

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