Faire traduire au collège : gageüre ou perte de temps ?

Les conditions d’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité, fortement dégradées depuis la réforme du collège de 2015, sont-elles seules responsables du désintérêt croissant – constaté chez mes élèves année après année – pour l’exercice « ultime » des LCA que serait la traduction ? L’exercice a-t-il perdu son sens au collège, face à des élèves se montrant trop peu compétents et ayant, surtout, de moins en moins d’appétence pour une tâche qui, in fine, semble être vécue comme un pensum par la majorité d’entre eux ?

L’enjeu didactique de ma communication sera de poser la question suivante, en toute honnêteté : l’enseignant perd-il son temps, au collège, à vouloir faire traduire les élèves ? Est-il sinon possible de les amener à développer de réelles compétences de traduction sans que cela se fasse au détriment d’autres compétences et connaissances que les programmes demandent de faire travailler ? Si oui, par quelles activités, quels gestes, quelles postures et quels dispositifs pédagogico-didactiques ?

Pour y répondre, j’ai procédé à une analyse des raisons externes et internes pouvant expliquer le désintérêt pour la traduction, que je présenterai. Je montrerai ensuite de quelle manière j’ai tenté, depuis l’année dernière, de faire (re)naitre dans mes classes le gout et le plaisir de traduire en m’appuyant sur mes hypothèses. Pour cela, il m’a fallu évaluer les points de blocage essentiels et les leviers pédagogico-didactiques susceptibles de m’y aider. J’exposerai enfin les résultats constatés depuis la mise en place de ces nouvelles pratiques pour répondre à la question : gageüre, ou perte de temps ?

Conférence proposée par Canal U, plus d’info sur le site de Canal U




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