Journée Doctorale des Suds

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Constructions identitaires des jeunes afro-descendants garifuna du Honduras, au prisme de leurs rapports aux savoirs

15 h – 16 h 30 : BRUNOT Stéphanie

Discutant : Carlos AGUDELO, Sociologue associé à l’Unité de Recherche Migrations et Société (URMIS) – CNRS – IRD – Université Paris Cité – Université Côte d’Azur

Résumé
Mon projet de thèse en sociologie et sociolinguistique s’inscrit dans le cadre de la recherche scientifique internationale sur le thème de l’afro descendance et des revendications identitaires des populations afrodescendantes, particulièrement en Amérique Centrale et au Honduras. Ma recherche analysera les stratégies d’appropriation et de gestion des langues de la communauté garifuna hondurienne, dans un contexte de conflits langagiers, intégré à des dynamiques sociales amplifiées par le processus migratoire des jeunes vers les Etats-Unis. Deux phénomènes conjoints qui suggèrent : d’une part, une transformation des symboles identitaires de la jeune génération d’afrodescendants garifuna ; d’autre part, un rapport étroit entre les usages des langues des Garifuna des différentes générations et leur affirmation statutaire et identitaire. Ces deux phénomènes révèlent une dimension essentielle des rapports à la langue et, plus globalement, des rapports aux savoirs : dans une société sujette à transformations en raison des influences portées par les dynamiques migratoires de la population, la maîtrise de ces savoirs constitue un instrument de pouvoir au service de l’affirmation identitaire.

La production et circulation des œuvres artivistiques sur Instagram durant et après le soulèvement Libanais

16 h 30 – 18 h : AL RAMMAL Rayane

Discutant : MAZLOUM Christelle

Résumé

Bien qu’une décennie se soit déjà écoulée, les soulèvements du monde arabe qui ont débuté en 2011 se répercutent encore dans la région et au-delà. Le récent soulèvement libanais (octobre 2019 -) a témoigné d’une telle réalité. Au Liban, les efforts de contestation en cours depuis des années sur le terrain ont culminé dans un soulèvement qui a libéré des formes de parole, réapproprié des espaces et remis en question des gouvernances oppressives sur les corps et les imaginaires. Et bien que les productions artistiques soient antérieures et postérieures au moment révolutionnaire, il a été difficile d’ignorer comment la liminalité du soulèvement a déclenché un boom de la production culturelle dissidente-surtout sur Instagram- qui a marqué une rupture discursive et performative avec le passé. Loin d’être des sous-produits ou des arrière-pensées de l’action sociale et politique, les graffitis, les danses, les chants et les performances étaient au cœur du mouvement canalisant ses myriades d’affects et propulsant sa ruée visuelle tant dans les rues que dans le cyberespace. De nombreuses artistes engagées (artivistes) ont eu recours à Instagram comme l’une des principales plateformes où elles ont exercé leur citoyenneté esthétique. Mon projet considère ces productions et circulations artistiques sur Instagram comme un prisme par lequel des questions politiques et esthétiques d’engagement au Liban contemporain peuvent être observées.

Paru sur le site de Ceped.org, retrouvez toutes les infos sur Ceped.org




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